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Augustin-Norbert Morin (1803-1865)

 

 

Avocat, journaliste, homme politique et juge, Augustin-Norbert Morin se joint au journal Le Canadien jusqu’à sa fermeture, puis il fonde La Minerve en 1826.  Il devient avocat après avoir suivi des cours avec Denis-Benjamin Viger.  À partir de 1830, il est l'un des dirigeants du Parti patriote, alors qu'il est élu député de Bellechasse.  À Québec, il mène la rébellion de 1837 jusqu'à ce que la constitution soit suspendue en 1838. L'année suivante, en 1839, il est jeté en prison, car il est recherché pour haute trahison. Il est en outre connu pour avoir fondé les villages de Sainte-Adèle, Morin-Heights et Val-Morin quelques années avant l'arrivée du curé Labelle. Il n’a composé que cinq pièces dont quatre ont été publiées dans Le Canadien.

 

MOI T'OUBLIER EST-IL EN MA PUISSANCE...

 

Moi t'oublier est-il en ma puissance ?

Effort cruel qu'on exige de moi !

Si tu le veux, le repos, l'espérance,

Je perdrai tout, mais je garde ma foi.

 

Je t'oublirai quand la biche timide

Viendra s'offrir au chien qui la poursuit;

Je t'oublirai quand le torrent rapide

Remontera vers la source qu'il fuit !

 

Je t'oublirai quand on verra l'abeille

Fuir le travail et goûter le plaisir;

Je t'oublirai quand la rose vermeille

Refusera les baisers du zéphyr.

 

Oh ! laisse-moi le plaisir de mes larmes !

Est il un bien qui vaille mes douleurs ?

J'aime ma peine; elle a pour moi des charmes,

Puisque c'est toi qui fais couler mes pleurs !

 

 

Auguste Béchard, L'Honorable A.-N. Morin, Québec, Imprimerie de La Vérité, 1885, p. 203.

 




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